Après Radio-Canada : Les secrets d’écriture derrière Une Lettre d’Amour

Radio-Canada OHdio

Écoutez l’interview complète

Découvrez l’entretien complet avec Johannes Berles dans l’émission Culture et Confiture sur Radio-Canada OHdio, qui a inspiré cet article.

📻 ICI Radio-Canada Première • Ouest canadien

Après mon passage dans l’émission « Culture et Confiture » sur Radio-Canada, j’aimerais partager avec vous les réflexions plus intimes qui ont nourri l’écriture d’Une Lettre d’Amour. Car derrière chaque roman se cache une quête, une obsession, parfois une blessure qui refuse de cicatriser.

La lettre d’amour : un genre littéraire intemporel

Depuis que l’humanité sait écrire, nous confions au papier ce que la voix ne peut porter. La lettre d’amour traverse les siècles comme un fil rouge de nos émotions les plus pures et les plus dévastatrices.

Mais que se passe-t-il quand cette lettre devient la dernière ? Quand elle porte en elle non plus l’espoir de réunion, mais l’acceptation de la séparation définitive ?

« Une Lettre d’Amour » : Genèse d’une obsession littéraire

L’inspiration venue de la solitude et du ciel

Comme je l’ai déjà évoqué, tout a commencé sous le soleil méditerranéen. Cette rencontre improbable entre deux hommes que tout séparait, cette fuite vers Whistler, notre « septième ciel canadien », puis cette rupture brutale suivie de quatre années de silence.

Mais l’idée du roman n’est pas née de cette histoire. Elle est née de l’impossibilité de l’oublier.

Le paysage comme personnage

La Colombie-Britannique n’est pas qu’un décor dans Une Lettre d’Amour. Cette province devient le troisième protagoniste du récit. Les cèdres millénaires, les Douglas, les brumes matinales du lac, les montagnes qui encerclent les souvenirs, tout ce paysage porte la mémoire d’un amour révolu.

Installé au Canada depuis 2015, j’ai compris que certains lieux nous choisissent pour raconter leurs histoires. Cette île presque déserte, amarrée aux pieds des montagnes, réclamait sa voix littéraire.

L’autofiction : Quand la vérité devient fiction

Les territoires interdits du cœur

Une Lettre d’Amour explore ce que j’appelle « les territoires interdits du cœur » : ces zones d’ombre où l’amour et l’obsession se confondent, où la mémoire et le fantasme s’entremêlent. L’autofiction permet d’arpenter ces terres dangereuses sans s’y perdre complètement.

Dans ce roman, je questionne constamment les limites entre vérité et fiction, entre celui qui parle et celui qui se tait. Qui raconte vraiment cette histoire ? Le narrateur ou son fantôme ?

L’écriture comme exorcisme

Écrire cette lettre d’amour était devenu une nécessité vitale. Pas pour reconquérir ou pour guérir, mais pour donner une forme littéraire à ce qui refusait de mourir. Car certains amours ne disparaissent pas avec le dernier mot. Ils se déplacent, se taisent, s’infiltrent. Ils deviennent un souffle dans les couloirs de notre mémoire.

Les Éditions boudidi : Une maison pour les voix authentiques

Nées dans « le fond de la classe »

Comme Marc Fournier l’a mentionné dans Culture et Confiture, les Éditions boudidi sont nées « dans le fond de la classe », là où s’assoient ceux qui n’ont pas trouvé leur place ailleurs, mais qui visent néanmoins « le premier rang de la littérature ».

Cette maison d’édition est pensée pour les auteurs comme moi : autodidactes, atypiques, porteurs d’histoires que les circuits traditionnels n’osent pas toujours publier.

L’accueil inattendu du public

Quand j’ai lancé un appel sur les réseaux sociaux pour partager le manuscrit d’Une Lettre d’Amour, je m’attendais à quelques retours polis. La sincérité et l’enthousiasme des réactions m’ont bouleversé.

L’art de la dernière lettre

Écrire l’irréconciliable

Une lettre d’amour traditionnelle espère. Une lettre d’adieu renonce. Mais que dire d’une lettre qui fait les deux à la fois ? Une Lettre d’Amour explore cette tension entre l’acceptation et la révolte, entre la nostalgie et la libération.

Le narrateur écrit à un fantôme, sans savoir lequel des deux l’est vraiment. Cette ambiguïté n’est pas un artifice littéraire : c’est la vérité de l’amour perdu.

L’érosion de ce qui tient encore debout

Le sous-titre invisible de ce roman pourrait être : « L’érosion de ce qui tient encore debout quand plus rien ne répond. » Car c’est bien de cela qu’il s’agit : comment continuer à exister quand l’essentiel s’est volatilisé ?

La lettre devient alors un dernier cri lancé dans le néant, non pas pour être entendu, mais pour ne pas disparaître avec lui.

Entre mémoire et fantasme : Le pouvoir de la littérature

Réinventer le réel

Dans Une Lettre d’Amour, le narrateur convoque les souvenirs, les réécrit, se téléporte d’avant en arrière. Cette liberté narrative reflète notre rapport intime à nos propres histoires : nous ne nous souvenons jamais vraiment, nous éclairons nos fantasmes.

La littérature offre cette possibilité unique de réinventer le réel, de donner aux émotions brutes une forme esthétique qui les transcende.

L’universalité du particulier

Bien que très personnelle, cette histoire touche à l’universel. Qui n’a jamais écrit, ne serait-ce que mentalement, une lettre à un amour perdu ? Qui n’a jamais cherché dans l’écriture un refuge contre l’inexplicable ?

Invitation à l’aventure littéraire

Pour les écrivains en devenir

Si cette histoire vous a touchés lors de mon passage sur Radio-Canada ou à la lecture de ces lignes, c’est peut-être que vous portez vous aussi une histoire à raconter. Les Éditions boudidi sont ouvertes aux manuscrits de celles et ceux qui, comme moi, ont des choses à dire et cherchent une maison qui les comprenne.

Nous sommes faits d’amour, parfois de colère, toujours de sincérité. Incompris, peut-être. Entiers, assurément.

L’art du recommencement

Une Lettre d’Amour n’est que le début de l’aventure. J’ai cinq autres romans en cours d’écriture et un recueil poétique qui attend son heure. Chaque projet porte en lui cette même urgence : dire ce qui doit être dit, explorer les territoires interdits de l’émotion humaine.

Car au fond, nous écrivons tous la même histoire d’amour : celle adressée à la vie elle-même, malgré ses blessures et ses silences.


Sylvain Brunetto – Fondateur des Éditions boudidi
Johannes Berles – Auteur d’Une Lettre d’Amour


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